"Déconfinés mais toujours informés"

En cette période incertaine, nous ne pouvons vous accueillir pour le moment, le temps de mettre en place tout le matériel nécessaire pour vous permettre de venir à notre rencontre dans les meilleures conditions sanitaires. Alors, pendant ce temps, soyons "déconfinés mais toujours informés". C'est l'occasion de poursuivre les activités de l'Office de Tourisme et de ses musées mais de manière insolite.
Par des publications ci-dessous et sur nos pages Facebook dans les rubriques "Il était une voie" le lundi, "le saviez-vous ?" le mardi... nous continuons de faire vivre notre territoire au fil des sujets que nous devions aborder. Aussi nous restons à votre disposition pour toute demande par mail à contact@ot-vermandois.com.
Alors à bientôt dans le Vermandois ! 

"Il était une voie"

Ce lundi, allons à Gouy ! Avec 560 habitants et une vingtaine de rues et lieux-dits, ce village est dans la moyenne de notre territoire aussi bien en nombre d’habitants qu’en nombre de voies de circulation. Parmi les différentes artères de la commune, il y a la rue d’Anvers (© GoogleMaps), en référence à la célèbre ville flamande.

Cette petite rue de 180 mètres de longueur est en impasse pour les véhicules motorisés mais se prolonge par deux chemins. Elle justifie en partie son nom par la présence de l’Escaut qui coule près de cette rue environ un kilomètre après sa source située au sud du village avant de poursuivre sur plus de 350 km par Cambrai, Valenciennes, Tournai, Gand et Anvers puis Terneuzen et Flessingue aux Pays-Bas. Ainsi, nombreux sont nos amis belges et néerlandais à venir en pèlerinage au « berceau de l’Escaut » où l’on trouve une statue originale d’un enfant chevauchant un poisson offerte par la ville d’Anvers en 1985. Ce lieu est également incontournable des vrais pèlerins, ceux de Saint-Jacques de Compostelle qui, venant du plat pays, font une halte par ce site.Enfin, l’autre raison pour laquelle il y a la rue d’Anvers dans cette commune, c’est parce que la 2ème agglomération de Belgique s’est mobilisée après la Première Guerre mondiale pour aider à la reconstruction des bâtiments communaux comme en témoigne une plaque dans la mairie du village.

 

 

Les derniers tisseurs à Fresnoy-le-Grand

La Maison du Textile souhaite partager avec vous, grâce à ce lien, ce documentaire de 1995, produit par le Conseil Régional de Picardie.

Les années 1990 ont marqué une période riche en rebondissements pour l'entreprise La Filandière. Cette décennie s'est également illustrée par un intérêt grandissant pour le patrimoine industriel qui a, entre autres, permis, en 1997, de faire inscrire et classer au titre des Monuments historiques des espaces et collections visibles au musée.

Vue intérieure de l'atelier avec ses 28 métiers à tisser à bras

Ce documentaire est une occasion de rendre hommage aux personnalités présentes dans cette vidéo et dont vous découvrirez les témoignages de :

- Yves Flamand parle de l'histoire locale du textile, du rayonnement de Fresnoy-Le-Grand et de ses alentours dans le domaine et des conditions de travail des tisseurs (ouvriers à domicile).

- Charles Lobbé, ancien tisseur à domicile, témoigne des conditions de travail et de vie des familles dont le quotidien était rythmé par le tissage, de leur rapport à la machine.

- Marcel Courtin, ancien directeur de La Filandière et l'un des fondateurs de l'association "Tisserands de Légende" (1999) à l'initiative de la création de La Maison du Textile, revient sur la création et le développement de l'entreprise, sur son histoire ainsi que sur les exigences des métiers du tissage.

- Jacques Blanchard, l'un des derniers tisseurs à bras de l'entreprise et démonstrateur de tissage au sein du musée à partir de sa création, explique le fonctionnement des métiers à tisser à bras Jacquard.

- Gérard Paris, l'un des derniers tisseurs à bras de La Filandière aux côtés de Jacques Blanchard, apparaît également. Il fut démonstrateur de tissage jusqu'à la fermeture de l'entreprise, en 2005, avant de rejoindre l'équipe de La Maison du Textile quelques années plus tard, à la suite de Jacques Blanchard.

Ce documentaire débute et se termine par un chant de Georges Bocquet que vous pouvez également entendre fredonner, grâce à un enregistrement, à l'occasion d'une visite au musée.

Nous espérons que vous prendrez plaisir à visionner ce documentaire qui vous offre un avant-goût de la prochaine exposition temporaire de La Maison du Textile qui marquera le centenaire de La Filandière.

N'hésitez pas à partager avec nous vos impressions. En attendant, prenez soin de vous et à bientôt au musée !

"Tunnel'oublieras pas"

(© Mapio.net)

Aujourd’hui, prenons la direction du hameau de Mouas, sur la commune de La Collancelle, dans le département de la Nièvre. C’est là que l’on trouve l’une des trois voûtes du canal du Nivernais toutes situées sur le territoire de ce village de seulement 180 habitants. Ainsi, cette commune peut se targuer d’être la deuxième commune de France (après notre capitale qui en a quatre) à posséder le plus important nombre de tunnels fluviaux ! La voûte qui nous intéresse ici mesure 268 mètres entre les Points Kilométriques 68,216 et 68,484. Elle est la deuxième de ces trois voûtes à la fois dans le sens géographique et dans la distance couverte sur ce canal du Nivernais d’une longueur de 174 km ; cette voie d’eau débutant sur les bords de la Loire à Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre) et rejoignant l’Yonne à Auxerre.
Pour aménager ce canal, le chantier fut titanesque puisque les travaux ont débuté en 1786 par ces fameuses voûtes et ne se sont terminés qu’en 1842. Aussi, en plus des tunnels, c’est le nombre impressionnant d’écluses que l’on trouve sur ce canal car on en compte 116. Ce qui donne une moyenne d’une écluse tous les 1,5 km. A cela s’ajoute aussi deux pont-canaux.
Les caractéristiques techniques de la voûte de Mouas nous indiquent que, comme ses voisines, elle mesure 6,80 mètres de hauteur pour 7,15 mètres de largeur. En raison de la courbure de la voûte et d’une banquette de halage, le rectangle de navigation est réduit à 5,30 mètres de hauteur pour 5,20 mètres de large. Aussi, les bateaux y naviguent à 261 mètres d’altitude avec un tirant d’eau garanti de 1,70 mètre et un tirant d’air garanti de 3,20 mètres. Cette traversée s’effectuant à une profondeur de 10 à 15 mètres sous le lieu-dit « La Montagne ». Le sol couvrant cette voûte est composé d’arbres et est surplombé par la RD 958, axe reliant Vézelay à Sauvigny-les-Bois près de Nevers.
Enfin, pour prolonger cette découverte, nous vous invitons à découvrir ce lieu de manière originale grâce à ce lien.

Les 80 ans de la Seconde Guerre mondiale

(© Didier Mahu / Memorial Genweb)

A la suite de la signature de l’armistice entre le gouvernement français et le Troisième Reich allemand le 22 juin 1940 pour une prise d’effet le 25 juin à 0h35, les armes se taisent temporairement dans notre région. L’occupant allemand s’installe dans un territoire déserté par la quasi-totalité de ses habitants qui ont fuit pour la plupart en Mayenne, département d’accueil de 55.000 Axonais. D’autres familles sont parties encore plus loin, jusqu’en Bretagne, sur la côte atlantique ou dans d’autres contrées.
Les deux mois qui se sont écoulés ont entraîné la mort de plusieurs dizaines d’êtres chers, soldats ou civils. Dans de nombreuses familles, des plaies ont été ouvertes…
En conséquence, cinq ans plus tard, une fois la guerre terminée, les noms de ces personnes et de tant d’autres qui ont subi le même sort seront gravés sur les monuments aux morts des communes et inscrits sur les autres éléments commémoratifs.
Toutefois, s’il l’on s’en tient aux événements de 1940, dans le Vermandois, on peut découvrir à Le Catelet, une plaque en hommage au Général Augereau. A Maissemy, sur le monument aux morts, ce sont les noms d’un père et de son fils, Augustin et Louis Goin tués lors d’un bombardement sur la route de l’exode qui sont gravés. A la gare de Bohain-en-Vermandois, c’est le nom de Marthe Lebrun, sémaphoriste (garde-barrière) elle aussi victime d’un bombardement qui est inscrit sur une plaque. Sur le tableau commémoratif de la mairie de Bony et sur le monument aux morts de ce village, c’est le nom de François Lalisse, soldat mort à 32 ans qui apparaît.
Mais au-delà de ces souvenirs et de l’immense tristesse qu’a engendré chaque mort pour les proches de ces victimes, il est compliqué de retracer les circonstances dans lesquelles les décès sont intervenus. Était-ce dans des combats ? Lorsque l’ennemi a envahi du village ? À cause d’un bombardement sur la route de l’exode ? De nombreuses questions demeurent…

Le quotidien des mariniers

Ce dimanche, après la peinture et les toiles de Claudel Peintre, nous vous invitons à tourner votre regard vers les maquettes de bateaux de Didier Soufflet.
Celui-ci se passionne pour le maquettisme depuis plus de 30 ans. Tout commence lorsqu’il découvre une exposition de maquettes de bateaux. Subjugué par l’esthétisme et la précision des objets présentés, il décide de se lancer lui-même dans ce travail. Depuis, dans son « petit » atelier (40m² !) jouxtant sa maison, ce ne sont pas moins d’une cinquantaine de maquettes qui ont vu le jour.
Celles-ci sont toutes motorisées car comme le précise Didier, « voir la maquette, comme ça, inanimée, c’est intéressant, on voit le travail du maquettiste, sa précision. Mais je préfère les faire fonctionner ! ».
Chaque maquette est donc équipée d’un petit moteur électrique relié à une télécommande.
Des petits modèles ont ainsi permis à Didier, assisté de son épouse Brigitte et de leurs petites filles Julie et Zoé, de faire participer les enfants à l’occasion de séances de pilotages organisées au lac de l’Astrée au Nouvion-en-Thiérache et à l’Etang des Moines à Fourmies à l’été 2019. Rien de mieux pour voir s’émerveiller les bambins !
En raison des conditions sanitaires actuelles, les autorisations pour les animations 2020 doivent être validées.
Par ailleurs, notre ami Didier Soufflet a eu l’occasion de présenter ses maquettes à l’Office de Tourisme du Pays du Vermandois en 2017 lors de l’exposition « Embarcation(s) » avec des démonstrations lors des Journées du Patrimoine cette année-là (cf. photo).
Et, l’année dernière, dans le cadre de l’exposition « Le Rougaillou » (manège en picard), ce sont les maquettes d’un carrousel et du tout premier bateau-treuil du canal de Saint-Quentin qu’il a présenté.
Enfin, comme vous pouvez le voir, vous pouvez retrouver des « mini-maquettes » de Didier Soufflet en vente dans la boutique de notre office de tourisme.

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