"Déconfinés mais toujours informés"

En cette période incertaine, nous ne pouvons vous accueillir pour le moment, le temps de mettre en place tout le matériel nécessaire pour vous permettre de venir à notre rencontre dans les meilleures conditions sanitaires. Alors, pendant ce temps, soyons "déconfinés mais toujours informés". C'est l'occasion de poursuivre les activités de l'Office de Tourisme et de ses musées mais de manière insolite.
Par des publications ci-dessous et sur nos pages Facebook dans les rubriques "Il était une voie" le lundi, "le saviez-vous ?" le mardi... nous continuons de faire vivre notre territoire au fil des sujets que nous devions aborder. Aussi nous restons à votre disposition pour toute demande par mail à contact@ot-vermandois.com.
Alors à bientôt dans le Vermandois ! 

"Il était une voie"

Pour ce premier rendez-vous du mois de juin, prenons la direction de l’est de notre territoire et arrêtons-nous à Brancourt-le-Grand dans rue des Belitres qui est parfois orthographiée avec les accents, « Bélitres » ou « Bélîtres ».
Ce village de près de 600 habitants possède une quinzaine de rues dont cette petite rue à sens unique. D’environ 500 mètres et reliant la rue de l’Eglise et du Cimetière et la rue d’En Haut (© GogleMaps), c’est l’unique voie de circulation qui porte ce nom dans toute la France. On ne retrouve ce nom que dans un lieu-dit de la commune de Montrichard-Val de Cher (Loir-et-Cher) et dans un col à la frontière espagnole, le Coll dels Belitres à Cerbère au sud de Perpignan. Mais d’où vient ce nom ?
D’après nos recherches, il aurait trois sens à ce mot que l’on retrouve dans différents extraits littéraires. D’illustres auteurs ont utilisé ses différentes définitions qui sont soit une personne négligeable (repris dans Le Médecin malgré lui par Molière), soit un coquin (cité par Amélie Nothomb dans Attentat), soit un mendiant (extrait de Cyrano de Bergerac par Edmond Rostand). On retrouve même ce mot dans la célèbre dictée de Mérimée qui est connue pour être la première dictée de l’histoire.
Ce mot n’est donc pas d’origine picarde comme nous aurions pu le croire puisque des noms d’autres rues possèdent des origines locales mais il apparaît dans le texte de la comédie Le cousin de tout le monde écrite en 1793 par un certain Louis-Benoît… Picard.

"Le saviez-vous"

Aujourd'hui, découvrons un nouvel objet du musée,  "le macaron".

Le macaron est le nom donné à la barre sur les péniches.
C'est l'équivalent du volant sur les voitures. Il sert donc à orienter la péniche dans le sens voulu.

 

Les derniers tisseurs à Fresnoy-le-Grand

La Maison du Textile souhaite partager avec vous, grâce à ce lien, ce documentaire de 1995, produit par le Conseil Régional de Picardie.

Les années 1990 ont marqué une période riche en rebondissements pour l'entreprise La Filandière. Cette décennie s'est également illustrée par un intérêt grandissant pour le patrimoine industriel qui a, entre autres, permis, en 1997, de faire inscrire et classer au titre des Monuments historiques des espaces et collections visibles au musée.

Vue intérieure de l'atelier avec ses 28 métiers à tisser à bras

Ce documentaire est une occasion de rendre hommage aux personnalités présentes dans cette vidéo et dont vous découvrirez les témoignages de :

- Yves Flamand parle de l'histoire locale du textile, du rayonnement de Fresnoy-Le-Grand et de ses alentours dans le domaine et des conditions de travail des tisseurs (ouvriers à domicile).

- Charles Lobbé, ancien tisseur à domicile, témoigne des conditions de travail et de vie des familles dont le quotidien était rythmé par le tissage, de leur rapport à la machine.

- Marcel Courtin, ancien directeur de La Filandière et l'un des fondateurs de l'association "Tisserands de Légende" (1999) à l'initiative de la création de La Maison du Textile, revient sur la création et le développement de l'entreprise, sur son histoire ainsi que sur les exigences des métiers du tissage.

- Jacques Blanchard, l'un des derniers tisseurs à bras de l'entreprise et démonstrateur de tissage au sein du musée à partir de sa création, explique le fonctionnement des métiers à tisser à bras Jacquard.

- Gérard Paris, l'un des derniers tisseurs à bras de La Filandière aux côtés de Jacques Blanchard, apparaît également. Il fut démonstrateur de tissage jusqu'à la fermeture de l'entreprise, en 2005, avant de rejoindre l'équipe de La Maison du Textile quelques années plus tard, à la suite de Jacques Blanchard.

Ce documentaire débute et se termine par un chant de Georges Bocquet que vous pouvez également entendre fredonner, grâce à un enregistrement, à l'occasion d'une visite au musée.

Nous espérons que vous prendrez plaisir à visionner ce documentaire qui vous offre un avant-goût de la prochaine exposition temporaire de La Maison du Textile qui marquera le centenaire de La Filandière.

N'hésitez pas à partager avec nous vos impressions. En attendant, prenez soin de vous et à bientôt au musée !

"Tunnel'oublieras pas"

© Photoardennes.fr / Rémy Grangeot

Cette semaine, allons vers les Ardennes et précisément au tunnel de Revin (© Photoardennes.fr/Rémy Grangeot) sur le canal de l’Est.
Ce tunnel a été creusé de 1870 à 1876 car à la suite de la guerre de 1870, l’Alsace-Lorraine était devenue allemande. Il était donc nécessaire d’améliorer la navigation entre le bassin du Rhône (via la Saône) et la Belgique grâce à la vallée de la Meuse.
Afin d’économiser quelques kilomètres de navigation dans les méandres du fleuve de 950 km reliant Pouilly-en-Bassigny (Haute-Marne) à la mer du Nord aux Pays-Bas, quatre tunnels ont été percés. Celui de Revin mesure 224,5 mètres de longueur et se trouve sous plusieurs habitations et axes routiers et même une voie ferrée.
Il est entièrement situé sur le territoire de cette commune d’un peu plus de 6.000 habitants.
Il est fixé au 39ème km du Canal de l’Est ouvert en 1882 et d’une longueur de 439 km entre Givet (Ardennes) et Corre (Haute-Saône) et sur la Branche Nord, nommée aussi Canal de la Meuse de 272 km de Givet à Troussey (Meuse).
D’un point de vue technique, le tunnel a été creusé sur une hauteur totale d’environ 7,70 mètres (dont un peu plus d’un mètre de voûte) et une largeur de 7 mètres. Le tirant d’eau est d’environ 2,70 mètres et le tirant d’air varie de 4 à 5 mètres en raison de la voûte.
A ces éléments, il faut ajouter une banquette de halage de 2,10 mètres de large pour environ 2,30 mètres de hauteur. Celle-ci peut être empruntée à pied ou à vélo car elle se situe sur la voie verte Trans-Ardennes.
Aussi, la Meuse a été aménagée pour y installer des écluses en amont et en aval de ce souterrain.
D’ailleurs, en direction de Givet, l’écluse en aval de cette structure lui succède immédiatement avant que les embarcations rejoignent le fleuve.
En plus de ces ouvrages, ont été installés sur la Meuse deux barrages à aiguilles permettant de réguler le niveau d’eau : l’un en parallèle de l’écluse amont et l’autre sur la largeur totale du cours d’eau dans un méandre qui n’est plus navigable. Cliquez ici pour en savoir plus sur ces ouvrages.
Enfin, en 2017, ces barrages à aiguilles ont été remplacés par des barrages automatiques.

 

Les 80 ans de la Seconde Guerre mondiale

Lors de la grande offensive allemande de mai-juin 1940, différents combats se sont déroulés parmi lesquels la bataille de Dunkerque qui a eu lieu du 26 mai au 4 juin. Si nous faisons référence à cet événement, c’est parce que parmi les 48.000 soldats français qui y sont tombés, il y a Kléber Delaporte, soldat du train français qui était originaire de Nauroy. Il était né le 20 mars 1907 et est décédé le 2 juin 1940 à l’âge de 33 ans. Il compte parmi les 6 victimes de la guerre 1939-1945 (dont deux militaires) inscrites sur le monument aux morts de Nauroy.
C’est sur le territoire de l’ancienne commune de Rosendaël, aujourd’hui quartier de Dunkerque, qu’il a été tué dans la cour de la villa Ziégler dans l’actuelle avenue du Casino.
Sa mort est intervenue alors qu’à quelques centaines de mètres du lieu où il a poussé son dernier souffle se déroulait l’évacuation des soldats alliés qui s’étaient retrouvés coincés dans « la poche de Dunkerque ». Cette évacuation est entrée dans l’histoire et est connue sous son nom de code, l’Opération Dynamo. Elle permit, en seulement 9 jours, d’évacuer un total de 338.226 soldats dont près de 200.000 britanniques et canadiens et près de 140.000 français et belges grâce à une flotte de 850 bateaux composée d’environ 150 bateaux militaires britanniques et français et environ 700 embarcations privées anglaises (de marine marchande, de pêche et de plaisance).
Ce fait d’armes, a inspiré des romans dès 1941 puis des fictions et même des missions de jeux vidéo. Parmi ces productions, on peut citer le roman de Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, édité en 1949, récompensé par le prix Goncourt et dont s’est inspiré Henri Verneuil dans un film éponyme en 1964 avec Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle et Pierre Mondy.
Plus récemment, en 2017, c’est le film de Christopher Nolan, Dunkerque (Dunkirk en anglais), avec Tom Hardy et Harry Styles qui a retracé cette opération en faisant la part belle aux effets spéciaux.

 

Le jardin des plantes tinctoriales de la Maison du Textile

Le Jardin du musée prend de belles couleurs grâce aux nouvelles fleurs plantées par Pierre.

Marie-Agnès, notre passionnée de botanique et de teinture, met à jour les explications du jardin afin de préparer notre réouverture.
Vous pourrez d'ailleurs retrouver ses créations dans notre boutique (t-shirts, foulard, sacs... teints à la main, sur place, avec les plantes du jardin).

Et votre jardin, comment se porte-t-il ?

 

Le quotidien des mariniers

Cette semaine, nous nous intéressons aux animaux de compagnie.
Aucun sondage n’a été effectué pour connaître la part de mariniers possédant des animaux domestiques. Toutefois, ils seraient 2/3 à posséder des animaux ; soit plus que la population française car on compte un foyer sur deux à l’échelle nationale.
Sur les bateaux, on trouve quasiment les mêmes animaux qu’à terre avec des chats, des chiens, des rongeurs, des petits oiseaux… à l’exception des poules, canards, oies et autres animaux de la ferme.
L’animal le plus populaire est le chat. En plus de leur rôle d’animal de compagnie, ils chassent les rats et souris qui peuvent embarquer avec la marchandise sur le bateau.
Viennent ensuite les chiens (© toutoupourlechien.com), fidèles compagnons, qui, pour certains, gardent le bateau comme ceux qui surveillent nos maisons.
Les petits rongeurs tels les lapins, les cochons d’inde, les hamsters sont aussi plébiscités notamment dans les familles de mariniers qui ont encore des enfants à bord. Une place est réservée à leurs petites cages sur le bateau comme à celles des petits oiseaux tels les canaris ou tourterelles que posséderaient des « gens d’à bord ».
Parfois, on trouve des aquariums avec les traditionnels poissons rouges mais aussi des poissons exotiques et plus rarement des tortues. Encore plus rares, ce sont les reptiles tels les iguanes et lézards ou les serpents.
Aussi, les poules, les oies ou les canards sont absents des bateaux en activité pour des raisons sanitaires.
Les chevaux et les ânes n’ont plus leur place sur les bateaux alors que, pendant très longtemps, une écurie leur était consacrée sur l’embarcation. Ceux-ci tiraient les péniches avant qu’elles ne soient motorisées.
En permanence au contact de la nature, les mariniers ont l’habitude de recueillir les animaux perdus ou abandonnés. Ils sont très actifs sur les pages des réseaux sociaux qui sont consacrées aux « Pet Alertes ». Aussi, il est inutile de rappeler que, comme les autres propriétaires d’animaux consciencieux, ils font soigner leurs petites bêtes par des vétérinaires.
Au-delà de tout cela, à Paris, il y a même la péniche « Le Fleuron » amarrée depuis plus de 20 ans au quai de Javel qui peut accueillir jusqu’à 50 sans domiciles fixes avec leurs animaux grâce à l’Ordre de Malte et 30 Millions d’Amis.
Pour finir, quand les animaux des mariniers meurent, ils sont incinérés et/ou enterrés. Il y a même un cimetière qui leur est consacré, le cimetière des animaux des bateliers de Douai, en bordure de la Scarpe.

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